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TERRITOIRE DE LA LOUVE SOLITAIRE

mes idées, mes voyages, mes expériences: écologie, politique, actualités,musique, sports

LOUVE SOLITAIRE ----

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je n'aime pas: l'intolérance, le tabac, la drogue , les racistes, Bush, les mensonges , le gâchis, la mauvaise foi, l'infidélité, l'irrespect, la vulgarité, la violence,la chasse,les voyages organisés en troupeau!, les voitures, la prétention, les plats en sauce!, le foie gras,la fête de Noel,je n'aime pas que l'on cherche à me faire rentrer dans un moule,

j'aime : les voyages (à l'aventure, proches de la nature, à la découverte des gens et des pays), le sport (surtout la course à pied) mais loin de l'esprit compétition, la danse latino, mes amis, être seule de temps en temps, les animaux (les loups!!) , mes chats! , l'écologie, mon travail , la psychologie, la musique latino surtout , le punch!, le Brésil , l'Equateur ...., la photo, les armes blanches (en déco sur les murs!)
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July 03

Les vacances dans le Gard à Barjac : 8-18 mai 2009-chapitre V-dimanche 10 mai: randonnée au Beaume de Ronze

dimanche 10 mai: randonnée au Beaume de Ronze fin ..

Nous quittons le Beaume..Plus loin, nous pénétrons dans la forêt par un sentier ombragé

Ci-dessous, le FRAGON ou Ruscus aculeatus ou petit houx de la famille des Ruscacées



C'est un petit arbrisseau de 20 à 70cm de haut, qui pousse jusqu'à une altitude de 700m, dans les bois secs, les lieux rocailleux, sur des terrains calcaires , secs. Les fleurs , de 4-5mm, sont verdâtres , au milieu des feuilles; les feuilles de 3cm de long, sont alternes, coriaces, ovales et les baies ( non comestibles) sont rouges , mesurant 1-1,5cm.


On débouche à nouveau sur le PR23, avec des genêts sur les bordures du sentier

Bordures d'Euphorbes


Un petit papillon se laisse prendre en photo pendant qu'il butine.

Selon mes recherches , ce serait un CYNTHIA CARDUI Linné , La Belle-Dame


Ce papillon vit dans les lieux découverts et fleuris, sur les chardons et fleurs des jardins. Il y a 2-3 générations par an. Ses chenilles s'installent sur les Chardons et les Bardanes.



Ces petites fleurs bleues ce sont des APHYLLANTHES de Montpellier ou Aphyllanthes monspeliensis

( du genre Aphyllanthacées)


Elles poussent sur les sols rocailleux dans la garrigue, jusqu'à une altitude de 1000m dans la région Méditerranéenne. Mesurant 10 à 30 cm , ce sont des plantes vivaces dont la floraison intervient entre avril et juillet.



C'est une fleur bleu clair , solitaire ou par 2-3 perchée au sommet de tiges avec à leur base 2-3 feuilles écailleuses.

Les tiges nombreuses, en touffes, ressemblent à des joncs , de 1mm d'épaisseur, bleu vert, sans feuilles.

La reproduction se fait par des fruits à graines noires

Les étamines inégales, sont insérées vers le bas des pétales, formant des filaments filiformes.




Ici ces fleurs blanches , cela semble être des ALLIAIRE OFFICINALE ou Herbe à l'ail ou Alliara petiolata

du genre des Brassicacées

C'est une plante vivace bisannuelle, de 30 à 80cm de hauteur, qui pousse jusqu'à une altitude de 1000m

Sa floraison a lieu d'avril à juin.

Les fleurs blanches mesurent 3 à 5mm et les feuilles ont une odeur d'ail.



Arbuste de GENET d'Espagne ou Spartium junceum du genre des Papilionacées



Les buissons de genêts peuvent atteindre plus de 3m de haut. Le genêt est une plante vivace, fréquente dans le bassin méditerranéen, dont la floraison a lieu de mai à août.


Il peuple les broussailles, les bords de routes et de chemin , sur un sol calcaire.


Les fleurs jaune doré mesurent environ 2 à 2,5 cm , elles sont parfumées. Les graines du genêt sont toxiques.


Les Aphyllanthes aux belles couleurs bleues forment un tapis magnifique



Ci-dessous l' EGLANTINE ou Rosa Canina ( fleur de l'églantier) de la famille des Rosacées


Cette plante vivace , pousse dans les broussailles, au bord des chemins et routes jusqu'à 1800m d'altitude; sa floraison intervient de juin à juillet ( ici c'est une jeune fleur )


Les fleurs variant du rose au blanc et mesurant 3 à 7 cm sont parfumées. Les sépales tombant avant la maturité du fruit.


Les fruits de l'églantier sont rouge vif, sphériques ou ovoïdes, lisses ou poilus.



Les églantiers forment des buissons atteignant plusieurs mètres , munis de larges épines crochues.

Le fruit est comestible, très riches en vitamine C et en minéraux; les fleurs sont toniques-amères avec des vertus laxatives et antiseptiques.


Cette belle fleur blanche est une ANEMONE SAUVAGE ou Anémone Sylvestre de la famille des Renonculacées.


C'est une plante vivace, toxique, mesurant 20 à 50 cm de haut, qui pousse jusqu'à 1000 m d'altitude, affectionnant les sols riches ( humus) , calcaires, frais.


On la trouve dans les bois de feuillus, les taillis , les broussailles.


C'est une plante protégée qui devient rare du fait de la disparition de son milieu et du fait du faible pouvoir de dispersion ( seules les fourmis dispersent les graines , ce qui ne lui permet une extension que d'environ 1 mètre / siècle.


Sa floraison intervient de mai à juin. Ses feuilles au nombre de 2 à 6 sont velues. La fleur est blanche côté interne et violet-rosé ou violet-jaunâtre sur la partie inférieure proche de la tige. Elle est constituée de 5 à 8 sépales soyeux sur leur face externe de 4 à 7 cm de diamètre.


Les Anthères sont l'organe mâle de la fleur, partie terminale de l'étamine ; elles produisent et renferme le pollen. Ici les anthères sont jaunes, pubescents-soyeux .

Les fruits: ce sont des akènes laineux, formant une masse cotonneuse dense, dont les graines sont transportées par les fourmis.

Gros plan sur une POTENTILLE RAMPANTE ou Potentilla reptans ou Quintefeuille ou patte de pigeon, de la famille des Rosacées

Cette plante vivace, pousse jusqu'à 1500m d'altitude, sur des sols calcaires, sur les bords des chemins. Sa floraison a lieu de mai à septembre, elle mesure 60 cm de long.

Les fleurs sont jaune doré , mesurant 2 cm , avec 5 pétales.



Mélange coloré d'Euphorbes, de Genêts, d' Aphyllanthes et de Sarriettes




Nous reprenons le PR23 , sous une chaleur intense , dans le bruissement de la nature ..

Un dernier dolmen ..


Au détour du chemin, nous découvrons les Cévennes...un paysage superbe!


Nous découvrons le camp du Maquis où se trouve un champ de fouilles paléolithique. Il porte son nom car, lors de la dernière guerre mondiale, des maquisards qui y avaient trouvé refuge, ont été tués à cet endroit ( les armes cachées, non jamais été retrouvées .. )

Nous avons la chance de trouver là des chercheurs qui font des travaux sur le site ; ils nous permettent d'entrer :

Sous le hangar, nous découvrons une large excavation profonde dans laquelle les différentes strates du sol montrent la coexistence de plusieurs époques.

Dans ce champ de fouilles, des bifaces du paléolithique supérieur ont été retrouvés. Nous découvrirons plus tard tous ces objets dans le musée d'Orgnac.

Nous reprenons le chemin du retour


Encore un champ d' Aphyllanthes..



Après ces 3h30 de marche, nous reprenons la voiture pour rentrer à Barjac.


Pour le dîner , nous optons pour un restaurant sur la place de l'église . Une envie irrésistible de viande nous étreint après tous ces efforts !!

July 02

Les vacances dans le Gard à Barjac : 8-18 mai 2009-chapitre V-dimanche 10 mai: randonnée au Beaume de Ronze

chapitre V-dimanche 10 mai: randonnée au Beaume de Ronze


Nous allons ensuite nous enfoncer dans la forêt et descendre vers la BEAUME DE RONZE

La BEAUME de RONZE est un vaste aven d'effondrement situé au coeur d'un massif forestier de type taillis d'essences méso-méditerranéennes. Il se trouve sur le plateau sud des Gorges de l' Ardèche à environ 1 km de l' Aven d'Orgnac.

L'accès est pentu , voire glissant . Nous descendons par un sentier escarpé d'environ 200m et l'on débouche sur une surface plane face à la Beaume.

La végétation qui couvre ce plateau calcaire d'Orgnac est de type méso-méditerranéenne ( espèces poussant sur des sols très secs et côtoyant des plantes plus exigeantes en eau). Ceci est lié à la position septentrionale de l' Ardèche du Sud et une hétérogénéité des sols. Les plateaux secs avec de la roche calcaire affleurante sont entrecoupés de combes plus fraîches , revêtues d'un sol plus épais retenant l'humidité. Le 1er versant voit se développer chênes verts, térébinthe, filaire alors que le 2nd versant est le domaine du chêne blanc, du genevrier commun, de l'alisier. Les plantes s'adaptent à la sécheresse par de longues racines , des feuilles plus petites et coriaces pour limiter l'évaporation et des feuilles persistantes.


La forêt actuelle porte les traces de l'homme depuis le néolithique: abondance de chênes verts qui rejette plus vite après la coupe que le chêne blanc, aspect de taillis ( arbres bas), espèces pionnières ( buis, filaires..) côtoyant des espèces forestières liées à la réouverture périodique du couvert forestier.

Le Beaume de Ronze est un vaste aven de 60 mètres de diamètre sur 50 m de profondeur facilement accessible.

Des campagnes de fouilles menées depuis près de 20 ans ont permis de recouper toute la séquence post-glaciaire, apportant un grand nombre d'informations sur l'habitat et la relation homme-environnement durant le néolithique.


Ici des moignons de stalagtites inclinés

La solubilité du calcaire dans l'eau a entraîné un type d'érosion particulier: Le Karst


Sur le trajet qui va d' Orgnac à Beaume , on voit des lapiaz ; ce sont des surfaces dénudées, corrodées et fissurées qui illustrent l'action d'agents d'érosion sur le calcaire et la capacité d'infiltration des eaux dans le massif.


La visite du Beaume de Ronze permet de juger les effets de dissolution du calcaire en profondeur, qui ont entraîné la formation de galeries et salles.


L'histoire géologique du Beaume de Ronze se termine par l'effondrement de la voûte qui a ouvert le réseau vers l'extérieur et obstrué les galeries initiales.




L'action du gel sur la paroi a provoqué surcreusements et l'accumulation de grandes quantités de plaques calcaires, témoins des derniers grands froids.



Des fouilles sont encore en cours.

Les fouilles ont révélé des traces d'occupation paléolithique durant la séquence post-glaciaire. Celle-ci repose sur un cailloutis incliné daté de – 8000 ans généré par l'éclatement des parois sous l'effet du gel.

La première couche ( la plus profonde) recelait des traces d'industrie mésolithique suivie par un premier niveau du Néolithique ancien ( - 6000 ans) . Ces couches montrernt des traces d'habitat ( fond de cabane).

Plus haut, des couches cendreuses claires ou sombres indiquent l'occupation par des troupeaux d'ovins.



Nous avons découvert des restes d'un feu et l'effet de la fumée sur l'humidité donne cet aspect étrange avec un rayon de fumée flottant...

Nous restons un bon moment dans cet endroit si étrange..


Cette petite fougère porte le nom de ASPLENIUM OFFICINAL

ou Capillaire ou Asplénium trichomanes


C'est une plante qui pousse jusqu'à 1800 d'altitude, sur les vieux murs, les falaises humides, grottes, les milieux ombragés. C'est une fougère en touffe , qui mesure 5 à 35 cm dont la floraison va de mai à septembre.


  Puis, nous remontons et reprenons le chemin.

Plus loin, nous pénétrons dans la forêt par un sentier ombragé


Les vacances dans le Gard à Barjac : 8-18 mai 2009-chapitre V-dimanche 10 mai: randonnée au Beaume de Ronze

CHAPITRE vi: Dimanche 10 mai: randonnee au beaume de ronze

Nous passons une matinée tranquille à Barjac, se baladant dans les rues ..Puis, après avoir grignoté , Jean-Claude nous emmène en voiture pour rejoindre le point de départ d'une randonnée pédestre à la Bastide de Virac : le circuit menant au Beaume de Ronze pour une distance de 12 kms.


Nous empruntons le chemin de petite randonnée PR 23, vers le Mazert.


Des fleurs partout, longent le chemin , c'est le printemps.


Ici, le BLEUET ou Asteraceae ou Centaurea cyanus



C'est une plante annuelle, avec des tiges élastiques, rigides et noueuses. Ses fleurons rayonnants sont finement découpés. Les fleurons du disque sont rose .



Bandes de fleurs jaunes


PETITE CENTAUREE COMMUNE


(Centaurium erythraea, de la famille gentianacées) ou Herbe à la fièvre ou Herbe au centaure ou Fiel de terre)


C'est une plante localisée jusqu'à 1400m d'altitude, sur des sols secs, rocailleux à végétation basse, qui pousse de juin à octobre. Elle mesure 10 à 60 cm de haut.


Les fleurs sont regroupées sur des rameaux latéraux ; elles sont roses, formant un tube vert, coiffée de 5 pétales et 5 étamines jaune-orangé.


Elle contient des substances fébrifuges, toniques en particulier du système digestif.


On découvre un dolmen : le Dolmen des Gigantes


C'est un petit dolmen effondré avec son ancien tumulus


Ces dolmens jalonnent le plus ancien chemin de la garrigue de Barjac à Aiguèze par le bois d' Orgnac et du Garn. Les caractères de leur construction varient beaucoup de l'un à l'autre. Plusieurs n'étaient qu'un dépôt de restes d' incinération , d' autres , des caveaux collectifs ou tombeaux d'une tribu. Ceux de plus modestes dimensions , font penser à une sépulture individuelle.


Dans ces dolmens, ont été retrouvés des fragments d'ossements et de nombreuses dents, ainsi que des objets de cuivre, des perles en os, des alènes à trouer, anneaux, coquilles, amulettes, fines pointes de silex, débris de poteries .


Ces dolmens peuvent être datés à l'âge de Bronze, c'est-à-dire, le IIème millénaire avant J.C.

L'architecture de ces dolmens est simple: la chambre funéraire est quadrangulaire, monocellulaire, de dimensions modestes (2 à 4 m2). Elle est délimitée par de longues dalles latérales, un chevet, une dalle de couverture et une ou plusieurs petites dalles à l'entrée assurant la fermeture. L'entrée est souvent plus étroite que le chevet. Le tout est recouvert d'un tumulus en pierres plus ou moins aménagé en plan circulaire. L'orientation de l'ouverture de la chambre est le plus souventsud/sud-est.


Nous reprenons le chemin


Sur le bord , on trouve en grande quantité une belle fleur mauve


La Sarriette des Alpes ou Calament des Alpes

(Acinos alpinus, satureia alpina) de la famille des Lamiaceae ( genre acinos)


C'est une plante aromatique, de petite taille ( inf à 30cm) dont la tige est souvent rampante; la fleur est petite ( diamètre 8-10mm).

Elle pousse entre 800 et 2000 m d'altitude, sur des éboulis, de la rocaille, de Mai à Août. Elle dégage un parfum de menthe.



Tout le long des chemins, on découvre d'autres fleurs toxiques celles-là:


L' EUPHORBE CHARACIAS


(Euphorbia characias de la famille des Euphorbiacées)



Le nom vient d' Euphorbe, le médecin de Juba , roi de Numibie.

C'est une plante vivace, qui pousse jusqu'à 1000m d'altitude, dont la floraison a lieu d' avril à juillet.

L' Euphorbe mesure 30 à 60cm de haut.

Cette plante pousse dans la garrigue, en bordure de chemin, sur des sols secs.


Ci-dessus la fleur: les inflorescences forment une ombrelle à rayons verts-jaune, nombreux; les bractées florales sont soudées; les feuilles sont alternes dans la partie supérieure et la tige est ligneuse. Ces fleurs sont toxiques .


June 30

Les vacances dans le Gard à Barjac : 8-18 mai 2009-chapitre IV-retour de Montclus et visite de Barjac

Entre les gorges de la Cèze et celles de l' Ardèche, Barjac est située entre garrigue et maquis , à 170m d'altitude, à 650kms de Paris.

1500 habitants y vivent.

Le site était très peuplé dès 30 000ans av. J.C comme en atteste le sanctuaire de la Grotte Chauvet à 10kms de là.

L'abondance de dolmens ( 15 ) dans les environs prouve que 3500 ans av. J.C, ce foyer persistait .

A la lisière du bois de Ronze, dès le Vième siècle av. J.C, existait une station routière liée au développement du trafic entre Marseille, Loire et Auvergne.

Le territoire était traversé par une voie romaine de Nîmes à Alba dite « d'Antonin le pieux ».

Au XIIème siècle, les habitants de Barjac furent les 1ers seigneurs du lieu.


Louis XIII en sera l'hôte le 5 juin 1629 quelques jours avant la signature de la paix d'Alais.

Barjac a successivement appartenu aux « Barjac » puis aux « grimoard du Roure ». Ces seigneurs avaient une entrée dans les Etats du Languedoc.


   La Fontaine de Barjac

L' église de Saint Laurent


Vue de l'église de l'arrière

Nous nous installons sur une petite esplanade pour admirer le paysage , des maisons rurales aux vieilles pierres avec au 1er plan de superbes cyprès


Barjac est un balcon qui donne sur les Cévennes.

L'entrée de la mairie: en fait, la mairie a acheté le château à l'archevéché il y a quelques années et s'y est installée ainsi que la bibliothèque et la salle de cinéma !!


Le château date du XIIème siècle

les champs entourent le village, balayés par le vent


Le paysage « toscan » façonné par les agriculteurs voisine avec une garrigue sauvage que seuls pénètrent randonneurs, spéléologues et chasseurs...


Barjac est une cité « Renaissance », son vieux centre présente un patrimoine rénové de ruelles, places et maisons..


Barjac fut un centre important de la soie au XVIIIème siècle avec 5 filatures en acitivité dont les principales : l'Ile Verte, la Costette et Ribauts.



Une des vieilles portes de Barjac


Cette vieille porte à laquelle on accèdait par un escalier , maintenant complètement envahi par les herbes, se situe juste à côté de « notre » maison.


La maison à laquelle appartient cette porte est abandonnée , c'est dommage car les pierres sont belles


Sur les murs de cette maison, restent des vestiges comme ces sortes de « gargouilles » , une tête de mouton et une de cochon


Après cette balade, nous allons dîner avec nos hôtes . C'est Jean-Claude qui se met aux fourneaux. Nous commençons par des asperges, du melon puis, un plat typique la Flèque ( pommes de terre, olives, laurier, thym) accompagné de saucisses et comme dessert des beignets d'acacias ( JC est allé lui-même cueillir les fleurs d'acacias ). C'est la première fois que je mange des fleurs d'acacias , en beignet, c'est délicieux!! Et tout ça arrosé d'un merlot bio . Il fallait bien ça pour nous remettre de notre première journée de vélo !!


June 26

Les vacances dans le Gard à Barjac : 8-18 mai 2009-chapitre IV-Montclus suite

MONTCLUS et la ceze

Puis , nous redescendons vers la Cèze au pied du village , que nous traversons par un petit pont


Le Pont du Moulin qui enjambe la Cèze , est plus récent que le village..



Les eaux sont claires, scintillantes...



La Cèze au pied de Montclus

La Cèze prend sa source sur le territoire de la commune de Saint-André Capcèze en Lozère à 798m d'altitude ; son lit est parallèle au lit de l'Ardèche.




Nous sommes au bord de l'eau , installées pour pique-niquer, dans le bruit de l'eau , du vent dans les branchages, le chant des oiseaux, les parfums d'acacias , de tilleul et de thym...



La Cèze est à son niveau le plus bas; lors des crues, le pont du Moulin est complètement submergé.


De violentes crues ont lieu au printemps et surtout à l'automne.


Le débit moyen annuel est de 18 m3/sec avec un maximum à 30m3/sec en hiver et un minimum à 3,5m3/sec en été.






Jusqu'au début du XIXème siècle, était pratiqué l'orpaillage sur les bords de la Cèze.


Montclus dominant la Cèze..


Je teste la température de l'eau: ..Elle est ...très fraîche...


Après cette visite et cette halte au bord de l'eau, nous reprenons nos vélos pour retourner sur Barjac. Après la sortie de Montclus, il faut reprendre les 3 kms de montée ( que l'on a descendus à l'aller...). C'est dur.. et les haltes sont nécessaires en cours de route...


Nous arrivons à Barjac en fin d'après-midi et après une douche , nous partons faire une petite visite du village.


Les limites de la surveillance en santé environnementale

Les limites de la surveillance en santé environnementale

Un article du Journal de l' Environnement de S. Casalonga





A l’occasion d’un colloque organisé le 22 juin, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a mis en lumière le rôle de la surveillance en santé environnementale, mais aussi ses limites et les freins techniques, financiers et juridiques à son développement, dans un contexte de préoccupations sociétales fortes.*

«Discipline peu connue et moins médiatisée que les événements d’alerte, la surveillance en santé environnementale constitue pourtant un travail de fond essentiel», explique Sandra Sinno-Tellier chercheure à l’InVS et co-organisatrice du colloque. Il consiste à collecter, analyser puis interpréter des données relatives aux expositions environnementales (pollutions de l’air, eau, sol) et aux pathologies potentiellement liées (cancers, maladies cardiovasculaires) afin d’informer les décideurs. La discipline repose sur des systèmes de déclarations médicales, l’utilisation de bases de données sanitaires ou administratives, et peut être complétée par des études spécifiques. Mis en place en 1997 par l’InVS dans 9 villes françaises, le programme de surveillance air et santé (Psas), a ainsi permis de confirmer l’existence d’effets sanitaires à court terme (décès et pathologies cardiovasculaires) dus à la pollution de l’air. Dans les deux ans, cette surveillance sera étendue aux effets à long terme et sur tout le territoire.

Cependant, la surveillance en santé environnementale ne peut pas répondre à toutes les questions. Ses limites sont scientifiques d’abord, en raison de la difficulté à établir un lien de causalité entre exposition environnementale et pathologie; éthiques et juridiques ensuite, pour l’accès aux informations personnelles; et enfin financières, la mise en place d’un réseau de surveillance ayant un coût élevé. «Nous demandons à la société civile -ONG, médecins, Cnil (1)- de nous aider à lever ces obstacles», déclare Daniel Eilstein, également co-organisateur du colloque.

«La santé environnementale devient un problème majeur pour les élus locaux, relate Isabelle Grémy, directrice de l’Observatoire régional de santé (ORS) d’Ile-de-France. Chaque mois, le conseil régional nous envoie des milliers de demandes sur les antennes-relais, les lignes à très haute tension (THT) ou encore l’incinération». Si les élus sont démunis face à ces questions, les scientifiques ne possèdent pas pour autant les réponses, en particulier lorsque les effets sanitaires sont mal connus ou seulement suspectés. La situation la plus fréquente est celle de maladies chroniques causées par une multiplicité de facteurs environnementaux pour lesquels l’exposition des personnes est difficile à reconstituer. Ce qui explique la variabilité des chiffres avancés sur la part de cancers dus à l’environnemental (entre 1 et 70%), souligne Georges Salines, responsable du département santé environnement de l’InVS, dans l’éditorial du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de cette semaine consacré à la surveillance en santé environnementale.

L’absence de données antérieures à une situation de crise représente un autre problème. «Lors des signalements de cas groupés de cancers dans une école bâtie sur un ancien site industriel à Vincennes (Val-de-Marne) en 2001, aucune donnée de surveillance sur les cancers pédiatriques n’a permis aux experts de pouvoir affirmer sur le moment, s’il s’agissait d’un excès de risque significatif ou du fruit du hasard», explique Joëlle Le Moal, épidémiologiste au département Santé environnement de l’InVS. Or, il est difficile, pour les élus et la population «d’entendre» ce genre de réponse non tranchée. La constitution de bases de données sanitaires s’avère donc essentielle afin de disposer d’un «bruit de fond» sur l’évolution des pathologies dans l’espace et le temps. «Seule la constitution de telles normes permettra de répondre aux préoccupations de la société, par exemple sur les antennes-relais ou l’exposition au chlorodécone», indique Didier Torny, sociologue à l’Institut national de recherche agronomique (Inra).

Les systèmes actuels de surveillance ne seraient pas adaptés aux besoins spécifiques en santé environnementale (pathologies multifactorielles, risques diffus, exposition à de multiples polluants), affirment les épidémiologistes. Ainsi, aucune base de données ne permet de confirmer le lien entre la survenue de leucémies infantiles et le fait de vivre à proximité d’installations nucléaires, suggéré par une récente étude allemande. Le projet Géocap qui a pour objet la géolocalisation des expositions environnementales des enfants, vise toutefois à y répondre.

«Le système de surveillance idéal est la déclaration obligatoire de maladies, qui existe déjà pour le saturnisme infantile et les légionelloses; mais il dépend d’une implication forte des professionnels de santé et ne peut être généralisé à toutes les maladies», souligne Joëlle Le Moal. Parmi les autres pistes figure le renforcement des registres de cancers qui ne couvrent que 18% du territoire. Enfin, la mise en place d’un système national multi-sources cancers qui permettrait une remontée directe et rapide d’informations par la Caisse nationale d’assurance maladie, les hôpitaux et les laboratoires, en cours de réflexion, pourrait être inscrite dans le prochain plan Cancer.

Tous les acteurs insistent également sur le rôle de la biosurveillance, encore peu développée en France, qui permet de déterminer l’exposition individuelle aux polluants grâce à la mesure de biomarqueurs (sang, urine). Le suivi de populations-cibles, à l’instar de la cohorte d’enfants Elfe qui va bientôt démarrer, est également recommandé. «Si l’on ne peut toujours pas prouver aujourd’hui l’effet sanitaire des pesticides, c’est parce qu’aucune étude de grande ampleur n’a été conduite sur ce sujet», fait remarquer Daniel Eilstein.

Le bulletin épidémiologique hebdomadaire ( BEH):    http://www.invs.sante.fr/beh/2009/27_28/index.htm

BPA: Chantal Jouanno demande à l’Afssa de revoir son expertise

BPA: Chantal Jouanno demande à l’Afssa de revoir son expertise

Un article du Journal de l' Environnement de S. Casalonga




La secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, a indiqué lundi 15 juin qu’elle avait demandé à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) de rendre un nouvel avis d’expertise sur les effets du bisphénol A (BPA), intégrant les études les plus récentes.

Interrogée par le député socialiste Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne), président du groupe Santé environnementale, lors de l’examen du projet de loi Grenelle I, la secrétaire d’Etat a répondu que «la question […] du BPA [avait] été évoquée dans le cadre du G8 Environnement, le Japon et les Etats-Unis ayant présenté des études qui rejoignent celles effectuées au Canada et en Norvège sur l’impact du bisphénol A sur les enfants. Nous devons être extrêmement vigilants sur les effets de cette substance sur les nourrissons».

Dans son dernier avis daté d’octobre 2008, l'Afssa avait conclu à l’innocuité des biberons contenant du BPA. Gérard Bapt s’est félicité de cette initiative, qui a également été saluée par le Réseau environnement santé (RES).

Mines d’uranium: Areva signe un accord avec des ONG

Mines d’uranium: Areva signe un accord avec des ONG

Le CRIIRAD très réservé..

Un article du Journal de l' Environnement de S. Casalonga





Le groupe nucléaire français Areva a annoncé le 19 juin la création, en collaboration avec les ONG Sherpa et Médecins du monde, d’observatoires de la santé autour de ses mines d'uranium.

Composé d’experts, nommés pour moitié par les ONG et pour moitié par Areva, un Groupe pluraliste d'observation de la santé (Gpos) étudiera l’impact potentiel des activités minières d’Areva sur la santé des travailleurs et des populations voisines en France et à l’étranger. Un observatoire de la santé tripartite (associations, autorités locales et Areva) sera également installé sur chaque site minier.

Le réseau international de juristes Sherpa, qui a mené des enquêtes de terrain au Niger et au Gabon entre 2003 et 2007, concluait à des «présomptions très sérieuses» d'un lien entre certaines pathologies et la radioactivité due aux sites miniers et dénonçait «la culture du secret» d'Areva.
Un dispositif d’indemnisations est également prévu. Le directeur médical d'Areva a cependant indiqué «qu'il [fallait] analyser les dossiers des malades pour s'assurer que le lien existe entre l'activité minière et la pathologie», rapporte l’AFP.

La Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) a émis des réserves sur cet accord, craignant qu'il ne s’agisse «d’une nouvelle opération de communication». L’ONG déplore notamment que l'impact environnemental des activités minières ne soit pas pris en compte.

Le communiqué d' AREVA:   http://www.areva.com/servlet/vdg_dd_observatoire_sante_19_06_2009-c-AroundUs-cid-1245079446344-fr.html

Le communiqué du CRIIRAD:     http://www.criirad.org/actualites/dossier_09/gabon/communique.html

Pesticides et Parkinson: le lien serait confirmé chez les agriculteurs

Pesticides et Parkinson: le lien serait confirmé chez les agriculteurs




Un article du Journal de l' Environnement de S. Casalonga


L’exposition aux pesticides doublerait le risque de maladie de Parkinson chez les agriculteurs, selon les résultats d’une équipe française à paraître dans la revue Annals of Neurology (1).

En collaboration avec la Mutualité sociale agricole (MSA), une équipe de chercheurs de l’Inserm et de l’université Pierre et Marie Curie a comparé un groupe de 224 patients atteints de maladie de Parkinson à un groupe de 557 personnes non malades. Leur exposition professionnelle aux pesticides a été établie à partir d’entretiens individuels avec des médecins du travail.

Les chercheurs ont estimé que les agriculteurs exposés à de fortes doses de pesticides avaient un risque presque deux fois plus élevé de développer la maladie de Parkinson. Ce risque augmente avec le nombre d’années d’utilisation. Une étude, conduite uniquement chez les hommes, a montré que le risque est principalement lié à l’usage d’insecticides, notamment de type organochloré, comme le lindane et le DDT, aujourd’hui interdits en France mais largement utilisés entre 1950 et 1990 et persistant dans l’environnement.

Les auteurs soulignent l’importance de l’éducation des utilisateurs professionnels de pesticides et la mise en place de mesures de protection des travailleurs agricoles. Enfin, des études complémentaires seront nécessaires pour évaluer l’impact d’une exposition à plus faibles doses aux pesticides.

(1) «Professional exposure to pesticides and Parkinson’s disease» Alexis Elbaz et al., Annals of Neurology (sous presse)

Accès à l'étude ( en anglais):    http://http://www3.interscience.wiley.com/journal/122322358/abstract

OSCAR D'LEON en concert au Bataclan mercredi 24 juin

OSCAR D'LEON

Un concert génial au Bataclan à Paris le 24 juin 2009



Le grand salsero vénézuelien Oscar D'Leon était de passage à Paris en ce mois de juin; je ne pouvais rater ce concert !!

Oscar et tous ses musiciens ainsi que son chanteur Omslig D'Leon étaient déchainés !!





Je vous livre quelques photos de ces moments caliente !!!

Il faisait une chaleur extraordinaire surtout devant la scène ( bah oui, j'étais à 3m de la scène évidemment !)







Les musiciens se lancent dans un trio de trombones, splendide !!



Sur scène , Oscar d'Leon et Omslig se démènent et nous entrainent dans une danse exubérante




Omslig D'Leon qui accompagne Oscar , est très apprécié de la gente féminine et il s'est prêté à la fin du concert au jeu des photos en compagnie de ses fans et bien sûr je n'ai pas voulu manquer cette photo !!





Et quelques images de video , que j'ai dû couper en plusieurs morceaux ( trop lourd pour Dailymotion)

 
Concert Oscar D' Leon au Bataclan le 24 juin 2009 extrait
par ZAB15

 
Oscar d' Leon , concert au Bataclan juin 2009-
par ZAB15



 
Concert Oscar D' Leon au Bataclan le 24 juin dernierextrait
par ZAB15





June 25

Les vacances dans le Gard à Barjac : 8-18 mai 2009-chapitre IV-Montclus


MONTCLUS

Montclus et ses vignes




Montclus domine une vallée plantée de vignes et de champs de lavandes ( ici au 1er plan) et la rivière de La Cèze.


Montclus est un village médiéval d'une centaine d'habitants que nous avons trouvé très attachant .


Une dernière côte en vélo avant d'entrer dans le village, et nous le visiterons à pied.


Montclus est un site classé, situé sur un méandre de la rivière La Cèze.


La présence de l'être humain à Montclus remonte à des temps immémoriaux. Les stratifications montrent cette présence entre 8000 et 2000 avant J.C (c'étaient des pêcheurs sédentaires)


Le village médiéval existait avant le XIIIème siècle.

En 1263 fut fondée une abbaye au nom de Mons Serratus. Il reste des vestiges d'un ancien monastère bénédictin troglodytique au lieu-dit « Les Beaumes » qui servait de chapelle aux Templiers.


Le village, Castrum Montecluso a été édifié en 1275; son nom est dû à sa position sur une colline entourée de montagnes.


L'église , sur la place principale avec devant le monument aux morts.


Détail du clocher ci-dessous



Vue sur l'arrière de l'église et le cimetierre



Nous découvrons de vieilles maisons aux murs épais...




Nous découvrons des ruelles adorables baignées de lumière, où poussent lauriers, oliviers …




La mairie de Monclus

La rue de l' echoppe


Ruelle de Montclus..


Porche et escalier de pierre ..


Nous allons à l'aventure au gré des rues ..



Détail d'un porche


Rue du Couvent



Chemin de Serre


Le Donjon du château du XIIème siècle:


Le château a été édifié en 1275 ; il reste seulement le donjon carré




Les vacances dans le Gard à Barjac : 8-18 mai 2009-chapitre IV

CHAPITRE IV: samedi 9 mai: Les gorges de la cèze et montclus: une 1ère dévouverte du Barjaquais à vélo


Nous prenons , vers 8h un petit-déjeûner copieux : pains frais variés, confitures maison, jus de fruit frais dans une superbe cuisine où Jean-Claude et Annie nous accueillent. Nous avons opté pour une première découverte du Barjaquais en vélo. Jean-Claude nous propose un tracé . Nous partons pour 11kms de vélo pour rejoindre Montclus au sud-est de Barjac.




A la sortie de Barjac , déjà, ça grimpe pas mal... La route est vallonnée et nous faisons beaucoup de haltes tant les paysages sont exceptionnels.


Ci-dessus la vue sur Barjac avec au 1er plan une plantation de vignes ( vu l'aspect du terrain, il a été traité au désherbant , aucune herbe ne dépasse...)




A vélo, on peut s'arrêter quand on veut pour admirer les vues sur le Barjaquais.



Après avoir passé Saint-Privat de Champclos, nous entamons 3kms de descente … qu'il va falloir remonter au retour ….


Nous apercevons la Cèze ...Cette rivière est un affluent du Rhône, traversant la Lozère et le Gard sur 128kms.


Et l'on découvre au loin MONTCLUS qui domine La Cèze.







MONTCLUS




June 24

Des pesticides dans l’urine de femmes enceintes

Des pesticides dans l’urine de femmes enceintes

Article du Journal de l' Environnement, de Sonia Pignet






Une étude réalisée par l’Inserm et rapportée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’InVS (1) met en évidence la présence de traces de pesticides dans la majorité des urines de femmes enceintes qui se sont soumises à l’examen. La cohorte étudiée comprenait 3.500 femmes enceintes résidant en Bretagne, entre 2002 et 2006. Les analyses ont plus particulièrement porté sur les herbicides de la famille des triazines, interdits d’usage en France depuis fin 2003 mais toujours présents dans l’environnement, et les insecticides organophosporés. «Ces résidus de pesticides sont généralement multiples et leurs impacts, individuels ou conjoints, sur le fœtus et son développement sont encore incertains dans la littérature épidémiologique», indique l’étude.

(1) Biomarqueurs urinaires d’exposition aux pesticides des femmes enceintes de la cohorte Pélagie réalisée en Bretagne, France (2002-2006)

Le communiqué de L'Invs  (Institut national de veille sanitaire):    http://www.invs.sante.fr/beh/2009/hs160609/version_francaise.htm#6

Grenelle I: voté en 2ème lecture à l' Assemblée Nationale: l'avis du Réseau Action Climat France ..

Communiqué de l'Alliance pour la planète


Paris, le 15 juin 2009



En votant quasi en l’état le titre 1er « Lutte contre le changement climatique » de la loi Grenelle 1 en seconde lecture à l’Assemblée nationale, les députés, avec l’appui du gouvernement, n’ont pas tenu compte de la vague écologiste aux récentes élections. Ils laissent passer au contraire une occasion unique de placer la France dans le peloton de tête des pays leaders en matière d’environnement, notamment en vue de la conférence de Copenhague de décembre prochain. Les quelques avancées du Grenelle ne doivent pas masquer l’immensité du vide sur des dossiers majeurs ni les reculs observés sur d’autres.



-  Autoroutes, poids lourds... : le dossier noir des transports

Les vieilles rengaines sur les intérêts économiques de la route sont toujours ancrées dans la plupart des groupes politiques.

Ainsi, le texte de loi donne la possibilité de construire « dans les meilleurs délais » de nombreux projets autoroutiers. Cette disposition, introduite par les sénateurs et confirmée par les députés, va à l’encontre de l’esprit et des engagements du Grenelle qui n’envisage la réalisation d’autoroutes que comme ultime recours.

L’éco-taxe poids lourds a été confirmée pour 2011, mais celle-ci ne devrait pas avoir l’impact escompté en terme de transfert modal (de la route vers le rail et les voies d’eau). En effet de nombreuses dispositions affaiblissent sa portée : mesures d’accompagnement à destination des transporteurs, définition du réseau taxable et surtout aménagement de l’assiette de la taxe basée sur l’éloignement des territoires...

Le modèle routier devrait donc allègrement poursuivre sa domination au risque avéré de torpiller l’objectif inscrit dans la loi de réduire de 20% d’ici 2020 les rejets de gaz à effet de serre du secteur transports.



-  Rénovation des bâtiments : insuffisant et irréversible

Le secteur du bâtiment a été identifié par l’ensemble des parties prenantes du Grenelle comme prioritaire et tout particulièrement le volet « rénovation des bâtiments » où se situe le plus gros gisement d’économie d’énergie et de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Les articles votés restent très en deçà de l’enjeu avec un manque évident sur la rénovation des bâtiments qui aurait dû fixer un seuil de 80 kWh/m².an en moyenne pour tendre vers le facteur 4 à 5 en France.

Le seul objectif inscrit dans la loi concerne le logement social, mais il se situe à 150 kWh/m².an, donc à un niveau deux fois trop élevé, ce qui nous amènera à recommencer les efforts dans 10 ou 20 ans. Il s’agit là d’une aberration environnementale mais également économique et sociale.



-  Energie : le charbon toujours d’actualité en France !

Côté énergie, l’article 17 donne la possibilité de construire des centrales à charbon à condition de « pouvoir être équipées, dans les meilleurs délais, d’un dispositif de stockage et de transport du CO2 ». Une loi environnementale qui fixe la lutte contre le changement climatique au premier rang de ses priorités ne peut pas faire en même temps la promotion des centrales à charbon, technologie parmi les plus émettrices de gaz à effet de serre. Les dispositifs de stockage du CO2 sont par ailleurs loin d’être sûrs et opérationnels.



-  25% des émissions nationales de gaz à effet de serre absents du Grenelle !

Si l’attention s’est portée sur le CO2, principal gaz à effet de serre, deux gaz ont été complètement occultés des débats : le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O), pourtant contributeurs à hauteur de 25 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Le secteur agricole est le principal concerné (sols agricoles, fermentation entérique, etc.). Seule une déclaration de principe figure dans le texte de loi (article 28) mais sans objectifs précis ni mesures...

BPA: la communauté scientifique «inquiète»

BPA: la communauté scientifique «inquiète»

Un article du Journal de l' Environnement de sabine Casalonga



Les preuves des effets néfastes sur la santé des perturbateurs endocriniens (1), notamment du bisphénol-A (BPA) s’accumulent, selon la société d’endocrinologie internationale qui appelle à réduire l’exposition de la population à ces molécules, au nom du principe de précaution.

Dans une déclaration scientifique publiée dans la revue Endocrine Reviews (2), plusieurs membres de la société savante décrivent les effets des perturbateurs endocriniens sur la reproduction des hommes et des femmes, leur implication dans les cancers du sein et de la prostate ainsi que dans les pathologies cardiovasculaires, de la thyroïde et l’obésité. Bien que ces éléments ne soient pas suffisants, ils sont préoccupants, déclarent les endocrinologies qui appellent à renforcer la recherche sur ces substances.

A l’occasion de leur colloque annuel, mercredi 10 juin, les scientifiques ont notamment exprimé leur inquiétude quant aux effets du BPA sur la santé humaine, alors même qu’une grande partie de la population en contiendrait dans son sang. Le BPA serait produit à plus de 800 millions de kilos chaque année aux Etats-Unis, principalement pour la production de plastiques.

(1) Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui interfèrent avec la synthèse naturelle des hormones ou d’autres voies métaboliques, ce qui entraîne un déséquilibre du système hormonal et/ou reproductif.
(2) «Endocrine-Disrupting Chemicals: An Endocrine Society Scientific Statement» Diamanti-Kandarakis et al., Endocrine Reviews vol. 30, n°4, p. 293-342 (juin 2009)

Résumé de l'étude (en anglais):   http://edrv.endojournals.org/cgi/content/abstract/30/4/293?maxtoshow=&HITS=10&hits=10&RESULTFORMAT=&fulltext=Diamanti&searchid=1&FIRSTINDEX=0&volume=30&issue=4&resourcetype=HWCIT
 
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Clock in a forest

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